A la poursuite du tigre

Nous esquivons les vendeurs à la sauvette qui nous assaillent dès notre arrivée à la gare pour nous vendre des billets. Nous les achèterons directement dans le bus. C’est comme ça un peu partout en Asie, certains vendeurs essayent de se faire une petite plus-value sur le dos des touristes. Mais on nous la fait plus ! hihihi

Nous découvrons alors les joies du bus en Inde. C’est bondé mais les gens continuent à monter à chaque arrêt, il y a des gens assis un peu n’importe où, et le chauffeur se prend pour un pilote de rallye. Bref, que du bonheur. Marion avait raison, le train, c’est quand même plus cool.

Nous arrivons 3 heures plus tard à Ajanta. La série de grottes qui se trouvent ici a été découverte par hasard, par un groupe de chasseurs anglais à la poursuite d’un tigre qui s’était réfugié dans l’une d’elle. C’est un lieu de pèlerinage encore utilisé, du coup, il y a beaucoup de touristes bouddhistes chinois ou thaïlandais.
C’est très similaire à Ellora, mais une fois de plus, nous sommes bluffés par le travail réalisé. Ce mélange de grands volumes et de petits détails creusés à même la montagne. Certaines grottes ne sont pas terminées, mais cela donne un bon aperçu de la manière dont elles furent construites.

Au moment du départ, le chauffeur de trishaw posté à la sortie du complexe tente une autre des techniques utilisées en Asie : le « Le bus ne s’arrête pas toujours ici », une variante du fameux « Cet hôtel est fermé » ou encore « Ce temple est fermé ». Une petite esquive avec notre phrase préférée : « Pas de problème, nous avons du temps mais pas d’argent » qui fait souvent rire les locaux et qui marche à tous les coups. Nous attendons quelques minutes et le bus pointe son nez. Comme par hasard ! Nous nous asseyons où nous pouvons (au moins nous sommes assis) et c’est parti pour 3h de folie.

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