Bagan, la ville aux 4 400 temples

Il est 4h du matin quand le chauffeur nous secoue pour nous faire signe de descendre. Il fait nuit noire, on vient de se réveiller, on descend pour récupérer nos sacs dans ce qui nous semble être au milieu de nulle part.

3 personnes nous sautent dessus pour savoir si nous avons un hôtel ou besoin d’un moyen de transport. On demande quelques minutes histoire de se réveiller un peu. On opte pour la charrette tirée par un cheval pour aller dans la soit disant « dernière chambre de libre » de Bagan. On est sceptique mais avec la tête dans le brouillard, on prend. La chambre n’est pas prête, il nous faut attendre quelques heures. On en profite pour réserver deux vélos pour le lendemain.

Sur les conseils d’un local, on se lève avant l’aube (4h30 !) pour voir le lever de soleil sur Buledi, une des milliers de pagodes parsemées dans la plaine de Bagan. Et devinez quoi, on s’est encore perdus. Des vrais rois de la boussole ces deux là. On se retrouve dans un monastère où personne ne parle anglais. On essaye tant bien que mal de faire comprendre à nos interlocuteurs que nous cherchons à monter sur une pagode pour le lever de soleil. Ils comprennent apparemment qu’on veut prier et nous emmène devant une statue de bouddha… humm, ok. On les remercie poliment de nous avoir aidés et nous sautons sur nos montures pour continuer notre périple.

Ca y est, le soleil s’est levé, ça sera pour une autre fois. Le petit interlude au monastère a été bien sympa, donc pas de regrets. Nous arrivons à Soulameni (une autre pagode) qui est fermée. On cherche le key-holder (le passe partout local) sans succès. On continue à pédaler jusqu’à un autre temple, sur lequel nous parvenons enfin à monter. Y a pas à dire, avoir une vue globale de Bagan aide bien à situer les choses. Le gardien du temple est adorable. Il prend son temps pour nommer et pointer du doigt les différents temples, et nous apprendre à dire Nord (Niah), Sud (Don), Est (Ché), et Ouest (Nah) en Birman. Il joue aussi au photographe nous faisant poser à droite, puis à gauche, nous faire sauter du muret pour nous prendre en l’air. On s’est bien marré.

Le reste de la journée ressemble à une journée type à Bagan, on pédale sur des petits chemins de sable où l’on croise des agriculteurs cultivant leurs terres, des charrettes tirées par des buffalos, des troupeaux de chèvres… Fait surprenant par contre, on ne croise nos premiers touristes que vers 11h. On s’arrête pour se restaurer et faire une petite sieste, puis on repart jusqu’au coucher de soleil sur Buledi : on l’a eu !

Nous avions vu de magnifiques photos sur un blog prise du sommet d’un temple dont l’auteur n’a pas souhaité divulguer le nom. Qu’à cela ne tienne, on met nos chapeaux d’enquêteurs et après avoir questionné les locaux et cherché sur notre carte et internet, on pense avoir trouvé LE fameux temple. On part donc avant le lever du jour dans cette direction. Arrivé en bas, les bâtiments alentours confirment que c’est le bon. Malheureusement, il est maintenant fermé au public depuis quelques mois : c’est vraiment pas de chance. Mais un vendeur de peintures sur sable nous propose de nous emmener à un autre temple pas loin. Jackpot ! Nous sommes seuls sur le temple, le jour pointe doucement son nez, il fait bon. On ressent enfin l’ambiance mystique de Bagan. Un pur bonheur. Avec un petit dej au sommet, c’est parfait.
Le reste de la journée ressemble à la précédente, on pédale de Zedi (temple en brique avec un dôme en forme de cloche) en Pathos (temple rectangulaire). Bagan est vraiment superbe.

Après un jour de repos, on se met en route pour Mandalay. Encore 8h de bus. On commence à reconnaître les acteurs des séries diffusées dans le bus, c’est marrant.

2 comments

  • nous partons en birmanie en fevrier vos recits nous font rêver!!!vos magnifiques photos aussi…nous prenons notes des bons plans et des mauvais aussi(changer de l’argent)
    bises des Toussaint

    • Super nouvelle, vous allez vous régaler! 🙂
      Quelques petits trucs auxquels il faut penser:
      – réserver les logements à l’avance. On a parfois eu du mal à trouver des places dans les hôtels. Beaucoup de touristes et parfois peu de guesthouses par endroits.
      – point de vue étique essayer tant que possible d’éviter de donner trop d’argent au gouvernement. On n’a parfois pas le choix (entrées de zones touristique connues, trains,…) et distribuer intelligemment son argent aux locaux.
      – faire attention au coût de la vie. Ça a vraiment explosé ces dernières années et ça va vite, autant pour les locaux que pour les touristes. Pour les chambres d’hôtel par exemple, une chambre annoncée à $20 dans le lonely planet sorti il y a 3 mois est vite montée à $35, voir plus par endroits.
      – enfin, bien se renseigner sur les zones accessibles. Certaines sont accessibles avec permis, d’autres fermée à cause d’évènements politiques…
      Voilà une fois tout ça géré, c’est vraiment un pays magnifique!

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