Chocolats et colibris

Nous sommes à Bariloche et décidemment, pas de chance avec le temps. Il pleut beaucoup. Bariloche et connue dans le pays comme capitale du chocolat. On file donc en ville en quête de douceurs histoire de nous faire oublier le mauvais temps. On remonte la rue principale en passant de magasin en magasin. On essaye des chocolats fourrés à toute sortes de douceurs (dulce de leche, amandes, noix …), des dattes fourrées au caramel (c’est pas du chocolat, mais c’est bien bon), et bien sur un bon chocolat chaud.

Le lendemain, le temps s’améliore et nous pouvons aller nous balader dans le parc « Llao Llao » (à prononcer à l’argentine « chao chao »). Nous sommes accueillis à la descente du bus par quelques colibris qui volent dans tous les sens. Raf attendait tellement ça qu’elle reste une vingtaine de minute à les photographier. Une petite marche nous permet ensuite d’arriver à un point de vue sur les lacs alentours. C’est magnifique. Le sentier chemine au cœur de la forêt. Entre les arrayanes (arbres locaux aux troncs tarabiscotés) et les bambous morts, ça ressemble à un décor de Tim Burton. On a pensé fort à toi Anne Laure.

Sur la fin, nous demandons notre chemin à une dame qui habite au bord de l’eau. C’est une descendante Mapuche, le peuple qui habitait la région avant l’arrivée des colons. Notre super espagnol ne nous permet pas de tout comprendre, mais elle nous explique comment son grand père s’est fait déposséder de ses terres et que la famille se bat pour les récupérer. Nous partons quelques minutes plus tard, le cœur un peu lourd, en souhaitant qu’elle obtienne gain de cause.

Après une bonne nuit de sommeil, nous attaquons le « circuito chico », un tour de 33km en vélo au cœur des paysages que nous avons vus de haut hier. C’est pas de tout repos, ça monte et ça descend sans cesse. On vous laisse deviner les parties qu’on préfère.
Nous faisons un petit détour par « Colona Suiza » où des immigrés suisses se sont installés à la fin du 19ème. Un petit vieux nous accueille avec un test de chocolat maison. Ca va très bien avec les paysages alentours qui rappellent la suisse : lacs, verdure, et même les Saint-Bernard avec leurs tonneaux pour les photos de touristes.
En continuant la route, nous rencontrons un couple vénézuélien arrêté en bord de route pour regarder une petite chouette. En deux ans dans les environs, c’est seulement la deuxième fois qu’ils en croisent. Après quelques mots échangés, ils nous recommandent un endroit car Rafika est à la recherche de pics verts. La clairière est couverte de pommiers et de genévriers sauvages. Il y a plein de pommes, une deuxième chouette, mais pas de pics verts à l’horizon.
Sur le retour, on se dit qu’on s’attendait à quelque chose d’un peu différent. On croyait pédaler sur de petits chemins de terre plutôt que cette petite route goudronnée. Je pense que la balade de la veille était quand même plus sympa. Il est temps d’arriver car le temps se gâte derrière nous.
Demain, c’est une autre aventure… plus relaxe. Nous partons avec Fabien et Christophe en voiture pour la route des « siete lagos ». C’est-à-dire la route des sept lacs, si votre espagnol est aussi bon que le notre 🙂

2 comments

  • C’est vrai que voir les colibris voler c’est magiques! J’aurais du filmer ça!
    Il va falloir qu’on en retrouve du coup!

  • JE ne sais pas ce que sont ces espèces de perdrix sauvages en photos mais, le fana d’oiseaux doit vraiment trouver son plaisir dans ce coin. Le vol stationnaire d’un colibri, ce doit être magique aussi! Par contre, les arrayanes ne font pas rêver, un arbre avec une forme si bizarre et la sensation de froid au toucher, ce doit être assez étrange…

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