En route pour la Chine

Après une bonne nuit de sommeil pour récupérer du trek, nous voilà sur notre moto direction Muang Sing. Il est tôt, et dans le nord du Laos à cette époque ci, il fait frais le matin. Et sur notre moto, IL CAILLE !

On a beau être couvert de la tête aux pieds, rien n’y fait. Il faut serrer les dents et espérer que la route soit au soleil. Heureusement, les paysages sont jolis, ça nous permet de penser à autre chose. On roule assez longtemps et on se retrouve plus vite que prévu à la frontière chinoise. Un demi-tour s’impose.

Sur le retour, on s’arrête dans un village Yao. Les femmes portent des costumes traditionnels. On se demande à chaque fois si elles font ça par tradition ou pour les touristes qui visitent le village. D’autant plus que les femmes nous accostent pour vendre leurs souvenirs dès que nous posons le pied à terre. Cependant, elles sont très respectueuses et acceptent facilement qu’on leur dise qu’on ne veut rien acheter avec le sourire. C’est très différent des femmes Akha de Luang Nam Tha qui débarquent sans crier gare où que vous soyez, et ce même si une de leur collègue est passée juste avant. Elles vendent des souvenirs, et des espèces de radis sucrés (très bons) en lançant « Akha no money, Akha no money ». Si vous refusez, et il faut le faire avec insistance, elles vous lancent un « Catcha Catcha » suivi d’un bruit de bouche qui rappelle l’appel d’une racaille de cité (désolé pour le parallèle mais c’est ce qu’on a trouvé de plus parlant). On ne comprenait pas et on se disait que ce bruit voulait peut-être dire qu’elle n’appréciait pas que l’on n’achète rien. Il se trouve qu’en réalité, elles vendaient de l’herbe et le fameux « Catcha Catcha » était censé être « Ganja Ganja »… Ca nous a fait bien rigoler.

Adieu Yao et Akha ladies, nous partons pour Luang Prabang.

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