La grotte aux 8700 Bouddhas

Le trajet de train qui nous mène à Hsipaw était pour le moins surprenant. A peine montés dans le wagon, nous sommes accueillis à bras ouverts par les locaux dont certains nous offrent leur déjeuner. Le train démarre, les fenêtres sont grandes ouvertes car il n’y a pas d’autre moyen de rafraichir le wagon. Après quelques minutes, le train passe si près des feuillages que les branches commencent à nous fouetter le visage ! Ca rend le trajet pour le moins intéressant.

Après avoir posé nos sacs chez Mr Charles, notre guesthouse, nous partons nous promener au nord de la ville. Une fois que l’on a quitté la rue principale, tout devient plus calme, le rythme semble ralentir. Il y a de petits stands de bouffe un peu partout, des enfants qui jouent un peu partout. On arrive à « Little Bagan », une version miniature de Bagan plantée entre plusieurs monastères. Pas besoin de permission pour entrer dans ces monastères. On vous laisse prendre votre temps, sans vous déranger. On vous regarde, on vous sourit. On se sent bien.

Il est temps de manger. Et quand c’est l’heure, c’est l’heure ! On va dans un petit resto ou on teste quelques plats. Après manger, je vais faire un tour dans la salle de jeu locale. Une petite salle avec 3 télés avec Playstation 2 avec un jeu de foot qui tourne. Ah oui, on ne l’avait pas dit mais les Birmans sont fan de foot et beaucoup supportent Manchester. Bref tout ça pour dire que je me suis pris une belle rouste par un minot de 11 ans… Allez hop, au suivant !

On choisit de ne pas faire de trek le lendemain. On a fait celui de Kyaukme il y a 2 jours et Raf est malade…La pauvre n’a qu’une journée pour s’en remettre car on part le lendemain pour Kalaw.
Le lendemain matin Raf va un peu mieux. Et heureusement. Le trajet qui nous mène à Kalaw est long et serpente dans les montagnes. Et, c’est maintenant devenu une habitude, on arrive vers 5h du mat. Mais cette fois-ci un membre de l’équipe de la guest house est là pour nous accueillir.
On arrive à la guest house, et la seule obsession de notre hôte est de savoir si on veut faire un trek… Comment dire, on vient de passer de longues heures dans un bus, on aimerait plutôt une chambre où on peut se reposer. Après avoir décliné son invitation plusieurs fois, on parvient à avoir notre chambre. Enfin un peu de repos.

Au réveil, le bougre n’a pas changé de disque. Il nous relance sur les treks. En fait, c’est un vrai robot, il a un discours tout prêt et n’écoute pas vraiment les réponses aux questions. Cela, ajouté au fait qu’il y a un brouillard à couper au couteau sur la ville nous empêchant d’aller marcher, nous pousse à avancer notre départ pour Pindaya. On saute du premier pickup truck à un second. Les paysages sont jolis, mais qu’est-ce que ça fait mal aux fesses. Enfin les locaux qui s’endorment semblent trouver ça plus doux.

Arrivés à quelques kilomètres de Pindaya, des gens arrêtent le camion pour demander aux 4 touristes de payer $2. Ca nous surprend tous. Personne n’avait entendu parlé de cette taxe. On apprendra plus tard que c’est une nouvelle taxe mise en place par la région pour aider au développement de la vile, à son désenclavement et pour le développement de l’éducation. On est rassurés.
Pindaya est une petite ville très sympa construite autours d’un lac. Le temps de poser nos sacs, manger un bout, et nous sommes en routes pour les fameuses grottes avec Birgitte et Yann, un couple belge avec qui nous sommes arrivés ici. En passant, Yann a du voyager sur le toit du camion, et c’est apparemment encore pire… Sur le chemin, il commence à pleuvoir. On s’arrête donc dans un hôtel le temps que le gros de l’averse passe. On nous offre encore du thé et on discute de tout et de rien avec un guide de la région. Quelle hospitalité. On repart vers les grottes.
Après quelques centaines de marches, nous arrivons dans la grotte principale. C’est à couper le souffle. C’est une sorte de labyrinthe avec des Bouddhas partout. Mais quand on dit partout, c’est PARTOUT ! Du sol au plafond. Des grands des petits, toutes les couleurs. Comme la chanson de Pierre Perret en fait. On vous laisse juger par vous-même avec les photos et les vidéos ci-dessous.
Comme on se sent bien ici, on décide de rester quelques jours de plus. On se repose, on prend le temps de découvrir les bouibouis locaux, de mettre à jour le blog. Bref un peu de temps pour nous.

Les vidéos ont été doublées quand on les a uploadées sur youtube… Apparemment il n’aime pas les formats MP4. Pas grave… c’est 2 fois plus fun du coup!

 

 

 

Et un petit bonus:

 

2 comments

  • Nice photos, surtout celle du moine (ouais je kiff les photos de moine). Putain la concurrence quoi ! 😉

  • C’est juste revitalisant de lire ce genre d’article et voir vos photos.

    Mention spéciale pour le double rainbow 🙂

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