La Mae Hong Song Loop

C’est une boucle de quelques centaines de kilomètres au nord ouest de la Thaïlande. La boucle passe par Mae Sariang, une petite ville tranquille au bord de la rivière où il n’y a pas grand chose à faire.

Par le plus grand des hasards, Amanda, une autre prof de yoga formée avec Raf à côté de Séville, se trouve là. Elle fait du volontariat dans ce qui lui a été vendu comme un orphelinat, mais ou les enfants ont tous des parents… Nous allons prendre le petit dèj ensemble dans un resto végétarien où ils font un superbe cappuccino.

Nous nous arrêtons ensuite à Soppong. En sortant du bus, nous voulons aller à Cave Lodge, une guest house très sympathique perdu au milieu de la nature, à 9km de là. Il faut y aller à l’arrière d’une moto. Cependant, il n’y a qu’une seule moto. Du coup Raf part d’abord, puis le chauffeur vient me chercher ensuite. Tout ça avec nos gros sacs sur le dos.
L’ambiance à Cave Lodge fait très backpacker. Tout le monde partage les tables sur le balcon commun, on rencontre du monde, on discute. Nous avons un petit bungalow en bambou toute simple pour dormir. Ca suffit amplement, à part qu’on a peur de passer à travers le sol quand on est chargés.

Il y a pleins de balades sympa à faire dans le coin. Par contre la carte dessinée par l’hôtel n’est pas vraiment très précise. On à croisé plusieurs personnes ayant tenté des balades et qui ont fini par se perdre sans pouvoir trouver la suite du sentier. En partant pour notre balade matinale, nous croisons Frederich (un autrichien) et Marcello, un brésilien à qui nous nous joignons pour la suite.
Comme prévu les sentiers ne sont pas clairs. Entre hasard et intuition on arrive tant bien que mal au sommet de la montagne. Mais à partir de là, pas la moindre idée… Nous suivons Frederich qui à l’air sur de lui. Ca s’est avéré payant, de sentier en sentier, nous arrivons au petit village à quelques kilomètres de notre guest house. Malheureusement, le village n’a plus rien de vraiment spécial. Dès notre arrivée une demi-douzaine de femmes déballent leur souvenirs. On boit un petit coup avec un couple d’américains rencontrés là bas. Ils ont un guide à la journée qui les trimballe en 4×4. On en profite pour sauter à l’arrière du pick-up. Un peu flémard certes, mais après la longue marche que l’on vient de faire on ne se sent pas trop coupables. Surtout que se promener à l’arrière d’un pick-up sur des chemins de terre n’est pas de tout repos.

Le lendemain, nous allons au marché de Soppong en stop cette fois-ci. On se rend compte que les gens s’arrêtent assez facilement au final. Le marché qui a une bonne réputation est très décevant. Peut-être que nous arrivons un peu trop tard, il est 8/9h. On rentre pour passer une journée à lézarder sur la terrasse commune et discuter voyage et itinéraires avec nos compagnons de voyage…

On part pour Paï, le jour de l’anniversaire du roi. Et bien que l’on ai vérifié avec le guichet de bus auparavant, il y a moins de bus ce jour là. Du coup, le bus du matin est annulé. On doit attendre quelques heures avant de pouvoir partir. Ce n’est pas grave pour nous. Par contre, Myriam et Adelin stressent un peu car ils doivent redescendre au plus vite vers Bangkok. Ils se lancent pour du stop. Ca ne marche pas tout de suite. Ils sont au soleil mais ne découragent pas. Après une petite heure, une voiture s’arrête, ils sautent dedans en s’en vont. Notre bus arrive comme prévu à midi après qu’on ai essayé de nous vendre des billets pour les mini vans maintes et maintes fois. Mais c’est bien sur beaucoup plus cher que les bus locaux. Le bus est très vieux, on se demande s’il va arriver au bout du voyage, surtout dans les montées où l’on sent l’odeur du moteur qui chauffe. Dans les nombreux virages, la chaise qu’une petite mamie transporte passe par la fenêtre. Heureusement, vu qu’on fait du 20km heure en pointe, le bus s’arrête vite.

Nous arrivons finalement à Paï à l’heure et sans panne. C’est une petite ville hippie perdue au milieu des montagnes. Très sympa, très relaxe. On s’y sent tout de suite bien. Après avoir posés nos sacs dans notre chambre, nous allons nous balader dans les alentours. En une dizaine de minutes, et après avoir traversé un petit pont de bois au dessus de la rivière, nous nous retrouvons au milieu des rizières, dans ce qui nous semble être perdu au milieu de nulle part. Génial.

Le soir, le marché de nuit bat son plein. Il y a beaucoup de monde, surtout en ce soir d’anniversaire. Il y a des banderoles souhaitant longue vie au roi, de la musique, et même un documentaire en noir et blanc sur sa vie. L’ambiance est vraiment enivrante, on aimerait rester plus longtemps. Malheureusement, on doit repartir pour le reste du voyage.

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