Le lac Inle

On repart une fois de plus. Cette fois-ci, le bus part au moment où le soleil pointe le bout de son nez. Le trajet passe relativement vite. A Shwe Nyang, nous devons prendre un taxi que nous partageons avec un couple de touristes. Après avoir payé les droits d’entrée dans la zone d’Inle, nous arrivons quelques minutes plus tard à l’hôtel. Nous sommes accueillis par un « Sorry we’re full ». Petite frayeur car nous avions réservé.

Au final, ils retrouvent notre résa. Nous auront notre chambre dans quelques heures. Par contre les autres touristes du taxi continuent leur chemin. Nous verrons de nombreux touristes faire le tour de la ville en taxi pour trouver un hôtel avec des chambres libres. Point important si vous voyagez en Birmanie : réservez vos guesthouses à l’avance. Dans les lieux touristiques (et surtout entre Octobre et Avril), les places libres sont rares. Nous avons même rencontré des personnes qui ont du dormir dehors car ils n’avaient rien trouvé. Sinon, les monastères accueillent apparemment les touristes en détresse.

On loue des vélos et on part se balader. La route est plutôt en mauvais état, mais les paysages superbes. On vagabonde au milieu des marais et des plantations de riz. Il y a des maisons de pêcheurs sur pilotis un peu partout. On se fait doubler par des écoliers en vélo, on croise des buffles. Tout le monde est très souriant. On rentre contents de notre balade.

Le lendemain, on part pour la journée obligatoire en bateau sur le lac. Après une 20aine de minutes sur le canal, on arrive sur le lac Inle. Le lac est connu pour ses pêcheurs qui propulsent leur barque en ramant avec une jambe enroulées autour d’une pagaie.

Dès qu’on arrive, on voit tout de suite deux pêcheurs : ça commence bien ! Ils se rapprochent de nous en effectuant des acrobaties qui commencent à nous paraître un peu trop… acrobatiques. Ca ne ratte pas, ils se rapprochent de notre bateau, secouent deux pauvres petits poissons morts devant nos visages en nous demandant de l’argent.… Ca confirme que le lac est devenu très touristique.
On voit d’autres pêcheurs au loin. Il y a beaucoup de bateaux de touristes qui foncent vers leur destination à toute allure. On navigue d’un atelier de tissage vers un atelier de confection de bijoux en argent, puis une hutte de fabrication de cigares. On arrive au marché.
Le « parking » est plein, on saute de barque en barque pour arriver sur la berge. Une fois la foule et les pièges à touristes dépassés, le marché est très sympathique. On fait le plein de bouffe dans les petites échoppes. Sur le retour, on passe au milieu des plantations flottantes de tomates et des villages sur pilotis. On fini la journée par une balade jusqu’à un monastère perché sur les hauteurs et on rentre au bercail.

Le lendemain, après un bon petit dèj, on décide d’aller a la recherche d’un petit village, sans guide, où se trouvent quelques petites grottes. Les grottes n’ont rien de spécial, surtout après Pindaya. Mais en allant un peu plus loin dans la grotte, on croise un moine qui nous explique qu’il vit là, dans la petite cabane. Ca fait réfléchir sur l’attachement que l’on a aux choses. Un peu plus loin, un autre moine, plus vieux semble discuter avec les pèlerins en fumant son cigare.

C’est l’heure de la vidéo bonus! Voilà un aperçu de la manière dont les enfants, et mêmes les adultes, apprenent à l’école au Myanmar.


Alors les profs: vos classes paraissent plus supportables d’un coup, non? 🙂

2 comments

  • C’est un très beau reportage, merci beaucoup. Merci aussi pour les légendes, très appréciées. Prenez bien soin de vous ! Des bisous français et surtout familiaux à vous deux !

  • Hahaha, bon au moins l’enseignement Birman n’a pas changé depuis mon passage. Par contre c’est foufou les hotel, on en a jamais eu de complet de notre côté :-/

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