Potosi!! A las nueve Potosi!!

Nous succombons au chant lacinant des vendeuses de tickets pour Potosi. 5 heures plus tard, nous voici arrivés dans la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde : 4 090 mètres au dessus du niveau de la mer.

Ville au passé flamboyant au temps de la colonisation espagnole, Potosi est aujourd’hui un peu triste. A l’époque, elle attisait les ferveurs du monde entier car, le cerro Rico, qui domine la ville était l’un des plus grands gisements d’argent au monde. Maintenant, pas grand-chose à faire si ce n’est la visite du « Palacio de la moneda », où l’on frappait à l’époque la monnaie du pays sur des machines dessinées par Léonard de Vinci et le couvent Santa Teresa où les secondes filles de chaque famille riche de la région étaient « enfermées » à vie.

La principale attraction de la ville est la visite des mines d’argent dans le cerro Rico qui culmine la ville. Non rentable pour les multinationales, elles est seulement exploitée par des locaux rassemblés en coopérative. Nous avons cependant préféré sauter la visite pour deux raisons.
Bien que nous ne soyons pas vraiment claustros, on ne raffole pas de se savoir à plusieurs dizaines de mètres sous terre à crapahuter dans des tunnels étroits (on a fait un bout des tunnels de Cu Chi au Vietnam et on se souvient de la sensation d’enfermement).
La seconde raison est plus d’ordre éthique: aller voir des mineurs qui triment dans des conditions inhumaines pour gagner une misère en risquant leur vie ne nous excitait pas plus que ça. Surtout que les mineurs ne touchent rien, ou presque sur les visites des touristes.

Une ville étape donc sur la route de la belle Sucre.

Classe les fourgons blindés de Bolivie

Le couvent Santa Teresa
Livre de prières en vieil espagnol
Le plus vieux pommier de Bolivie, plus de 350 ans. Une des 150 questions du couple très lourd qui faisait la visite avec nous: « il faisaient quoi des pommes? ». Autre question: « les nonnes brûlaient souvent des hosties avec le moule? »
Le gang de Potosi, t’as vu?!
L’entrée du palais de la monnaie. On a perdu la véritable signification du visage aux airs de Bacchus gardant l’entrée. On sait juste qu’elle a été créée par un français.
Une partie des machines qui servaient à presser les pièces de monnaie. Elles étaient propulsées par des ânes car les chevaux se tuaient à la tâche à cause du manque d’oxygène
La fameuse machine à presser l’argent inventée par De Vinci. Plus vieille que la précédente.
Tableau représentant l’importance du cerro Rico.
Sur certains tableaux religieux peints par les artistes locaux de l’époque, les romains sont remplacés par des espagnols. Pour le moins intéressant…

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