Yangon, notre arrivée en Birmanie

En montant dans l’avion à destination de la Birmanie nous sommes partagés entre excitation (on nous a dit tant de bien sur le pays) et appréhension (partir pour un pays tenu par l’armée n’est jamais de tout repos). A la seconde où les roues de l’avion touchent le sol, le doute semble s’être envolé, on se sent tout à coup apaisé. Pourvu que ça dure !

A la sortie de l’aéroport, une personne de la guest house que nous avions contactée et qui ne nous avait pas répondu est là pour récupérer d’autres passagers. Ils nous proposent de nous emmener jusqu’à l’hôtel pour voir s’ils ont des chambres de libre. Et un taxi pour la ville gratuit ! Par contre, arrivé à l’hôtel, pas de chambre libre. Aïe… Nous voilà dans les rues de Yangon, il fait nuit, on se sent seuls. On marche un peu pour trouver un autre hôtel un peu plus loin, Everest Hotel. Il ne paye pas de mine, mais au moins, ils ont une chambre libre. On demande donc à voir la chambre. La cage d’escalier pour monter au 4ème est, comme le building d’ailleurs, complètement de travers : une vrai tour de pise. La chambre sent mauvais, elle est petite et sale. La fatigue (et la peur de trouver pire ailleurs) à raison de nous, on serre les dents et on encaisse. Nos voisins de chambre sont allemands, eux aussi n’avait pas d’autre endroit où aller. On se dirige vers un resto, avec nos compagnons d’infortune, où l’on apprend notre premier mot « jésubé » (merci). Le repas est fini, mais tout le monde traîne des pieds, on ne veut pas retourner dans la chambre…
Le soleil se lève, nous sommes toujours vivants, et même pas de punaise de lit. On prépare les sacs, on checkout et nous partons pour la visite de Yangon.
Les rues sont assez délabrées, mais ne font pas sales. Il y a des petits stands où les gens prennent leurs thé sur des toutes petites chaises autours de toute petites tables. On dirait de grands enfants, c’est vraiment sympa. On choisit une « tea house » pour prendre notre petit déj. Au menu, thé (servi très sucré et avec du lait concentré) et beignets : j’aime ce pays !

Il n’y a pas de 2 roues motorisés à Yangon, les militaires les ont interdites par peur de voir d’hypothétiques tireurs s’échapper à toute allure dans les ruelles. Après avoir marché quelques heures dans la ville, on à l’impression d’avoir fait le tour, les rues se ressemblent et ne sont pas folichonnes.
On continue un peu et nous devons changer de l’argent. Malheureusement, nous sommes dimanche, les banques sont fermées, donc direction le marché noir. On avait lu de nombreuses histoires sur Internet donc nous savions les choses à faire et ne pas faire. On a pris toutes les précautions du monde : impliquer 2 personnes maximum, compter les billets sans que quelqu’un d’autre les recompte ensuite, avoir la main sur les billets tant que la transaction n’est pas finie etc… Malgré tout ça, on s’est fait piquer US$100. Pour être franc, c’est pas l’argent qui fait mal (ok, un peu quand même), mais plutôt le fait de s’être fait avoir comme des bleus. Deuxième déception… il est temps de mettre les voiles.

On achète nos billets de bus pour Bagan. On part à 18h le jour même. On file à la gare routière et on part pour 10h de trajet. Il est assez difficile de dormir entre les films Bollywood et les chansons du karaoké, du coup, on rigole bien en essayant de suivre les séries en imaginant les commentaires. Raf est super douée pour ça ! Le bus s’arrêtera 3 fois pour qu’on puisse faire le plein de snacks.
Suivez notre arrivée à Bagan à 4h du matin dans notre prochain post.

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